Le blog des DCB16

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Mot clé - bibliothécaire

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mardi, mai 22 2007

Les bibliothécaires de l'enssib sur la bibliosphère

A signaler aujourd'hui l'apparition sur la bibliosphère de la promotion de bibiothécaires d'état de l'enssib.


Attention, ce n'est pas un blog mais un site, dans un besoin apparemment de plus grande cohésion entre la réflexion menée et les commentaires.

Bonne visite!

http://languedebib.free.fr/

mardi, mars 20 2007

Les bibliothécaires et les blogs

Quand une bibliothécaire américaine fait à deux promotions dcb de l'Enssib une intervention sur les outils du web 2.0 et leur possible utilisation dans les bibliothèques, et qu'à sa question: "Bien sûr, vous avez tous un blog. Qui a un blog?", seuls trois ou quatre cons' en maraude lèvent la main*, il y a, outre le grand moment de solitude que j'ai vécu, une inquiète interrogation qui me taraude.


Il était évident, dans la présentation de Miss Heather Moulaison, de la New Jersey College Library, que c'était l'intérêt d'abord personnel des bibliothécaires américains pour les blogs, fils RSS, espaces MySpace et autres Facebook qui les avait menés vers une maîtrise, puis une utilisation professionnelle de ces outils.


Or, la petite étude statistique menée ce matin à main levée dans l'amphi révèle, non pas une méconnaissance par les bibliothécaires français des facettes du web 2.0, mais bien un manque d'intérêt. Je me pose donc deux questions :

- pourquoi ce désintérêt, même au niveau personnel, au niveau des loisirs?
- cela ne risque-t-il pas de creuser notre retard en matière de nouvelles technologies, et de nous faire manquer le coche de la révolution en marche?

Une petite citation que je trouve adaptée, de Laurent Bloch in Systèmes d'informations, obstacles et succès:


«Une autre conclusion de nos observations relatives au rôle et à la place du système d'information, c'est que tout responsable d'entreprise devrait posséder un minimum de compétence en système d'information, et partant en informatique. Dans beaucoup de pays cela va de soi, mais pas dans le nôtre semble-t-il. Il existe bien en France une «fracture numérique», mais elle n'est pas forcément où on le croit, ses victimes (qui en sont aussi les coupables) sont à chercher au sommet de la hierarchie sociale, au sein des élites économique, culturelle, et sociale, où l'on pense que toucher un clavier d'ordinateur, acte technique et partant subalterne, serait déroger à son rang.»



*avec les pages MySpace et Facebook, on améliorait un peu le score.

lundi, mars 12 2007

Discussion autour d'un poulet tandoori

Bonjour,



j'inaugure aujourd'hui ma participation à un blog, et quel blog, le notre.

La discussion dont je vais rendre compte a eu lieu il y aura bientôt une semaine, entre quelques uns d'entre nous. Néanmoins, au vu de l'ardeur des échanges qu'elle suscita, elle me semble pouvoir intéresser, voyons loin, la profession dans son ensemble, surtout si elle engage un débat suivi dans cet espace de dialogue et de réflexion.

Fraichement arrivé à l'ENSSIB, encore ignorant du monde des bibliothèques il y a deux mois de ça, je faisais part à mes camarades du choc culturel, de l'acculturation dont j'étais l'agent, acculturation globale, illustrée en l'occurrence par un point précis.

En plus de nous introduire dans le monde des bibliothèques, de nous initier à la science et à la profession de bibliothécaire, je constatais que l'Ecole nous délivrait tout un discours idéologique, un appareillage à la fois rhétorique et intellectuel, dont l'une des caractéristiques essentielles est le PROSÉLYTISME. J'explique : l'institution nous exhorte à relayer le discours suivant, si possible en y adhérant essentiellement : le monde a besoin de bibliothèques et de bibliothécaires, des bibliothèques partout, des bibliothécaires tout le temps ; non seulement qu'on vienne les border, mais qu'en plus leur chambre trouve sa place dans le classement DEWEY. L'objectif est : 100% de fréquentation et d'inscription de la population française dans les bibliothèques.

Cette caractéristique me gênait d'autant plus que, personnellement, j'avais depuis toujours soigneusement évité tous les discours prosélytes, de nature religieuse, politique ou autre. D'où, un certain nombre de questions soulevées : le prosélytisme est-il consubstantiel à notre profession de bibliothécaire ? Est-ce lié aux deux domaines dans lesquels nous évoluons : la culture et l'éducation, et dont les objets (objets culturels, objets pédagogiques) sont par nature destinés à recevoir un traitement apostolique ?

A ces questions s'ajoutent des interrogations un peu plus générales : quelle est la Bonne Nouvelle dont nous serions les apôtres ? Quel est le fondement, le bien fondé, de notre idéologie bibliothécariste ? Pouvons nous amender les hommes, et sauver le monde ? ...

Sur ces bonnes paroles, j'attends de vos nouvelles.