Le blog des DCB16

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mardi, juin 12 2007

Les liens du jour (6)

Accrochez-vous! Après la promotion de bibliothécaires de l'enssib, ce sont les étudiants en master de sciences de l'information qui débarquent en force sur le web, avec un site élaboré, sinon très riche en contenu pour l'instant.


Une adresse à retenir pour les territoriaux et divers collègues sévissant en BM : Touti Frouti, le portail des blogs des bibliothèques territoriales.


Enfin, il vous faut absolument lire sur le BBF l'article de Marlène Delhaye et de Nicolas Morin, "Un panorama de la biblioblogosphère francophone à la fin 2006". Il est dommage que l'article ne soit publié qu'aujourd'hui, alors que la situation de la biblioblogosphère a déjà changé depuis, mais les auteurs se penchent de façon fort pertinente sur la question de l'anonymat des blogueurs de la profession.



jeudi, mai 24 2007

Un nouveau genre littéraire : les fanfictions

Quand on s'aperçoit en cours de sociologie de la lecture que les professionnels de ce secteur eux-mêmes n'ont qu'une vague idée de ce phénomène qu'est l'écriture et la lecture de fanfictions, c'est l'occasion d'une petite note pour éclairer un peu ses collègues sur le sujet.


Une fanfiction, c'est une histoire écrite par le lecteur/spectateur lambda d'un livre, manga, jeu vidéo, d'une série ou d'un film. Celui qui n'était au départ qu'un destinataire passif, un "fan", se met à écrire des histoires sur ses personnages préférés pour continuer à les faire vivre. Ainsi des univers entiers se poursuivent à l'infini en format texte.

Bien sûr, le texte n'appartient pas cette fois à son auteur "fan", mais au créateur originel des personnages et de l'univers utilisé. Il est mis gratuitement à disposition des autres "fans", qui peuvent alors laisser des commentaires ou "reviews" à chaque chapitre pour marquer leur approbation ou leur regard critique envers l'auteur.

Vous trouverez peu de récits de qualité parmi les fanfictions. La majorité des auteurs ayant entre 12 et 20 ans (et les lecteurs aussi), les textes proposés sont souvent de courts dialogues en langage sms, à la syntaxe tronquée, où deux personnages se déclarent rapidement leur flamme avant de vivre heureux et d'avoir beaucoup d'enfants (en option).

Mais certains se "professionnalisent" dans l'écriture de fanfics (en général, des mères au foyer américaines qui s'ennuient - la plupart des "fics" présentes sur le net sont en anglais) en mettant en oeuvre de véritables romans-feuilletons mis à jour de façon très régulière et où chaque chapitre a été relu, corrigé, amélioré par des hordes de relecteurs ("bêta-readers").

Ainsi la fanfiction devient-elle une sorte de genre littéraire à part entière, avec ses codes et son vocabulaire propre (souvent hérité du manga). Les oeuvres les plus concernées aujourd'hui par ces reprises spontanées sont les sagas du genre Harry Potter  et Le Seigneur des Anneaux, mais aussi les jeux vidéos, les mangas et les séries télé.

Ces nouvelles pratiques de lecture sont à souligner, ne serait-ce que pour expliquer en partie la désaffection des livres chez certains adolescents (même si en général un gros lecteur de fanfictions est aussi un gros lecteur de livres). On voit également se gommer la frontière entre lecture et écriture : de lecteur, l'adolescent peut ainsi devenir le re-lecteur attitré d'un auteur, avant de se lancer dans la création de sa propre fic.

Il manque aujourd'hui une étude sociologique sérieuse sur cette énième communauté du web 2.0, alors que ce phénomène concerne pourtant ceux qui parmi nous travaillent ou vont travailler avec des adolescents.  Si vous en connaissez une, merci de la signaler.

Je vous laisse consulter :
- la page de Wikipédia sur les fanfictions
- le site Fanfiction.net, qui recense un grand nombre de "fics", dans toutes les langues et qui permet d'en mettre en ligne très facilement
- une adolescente, avec son style à elle, nous explique sa passion dans l'article "la fanfiction expliquée à ma mère".

mardi, mai 22 2007

Les bibliothécaires de l'enssib sur la bibliosphère

A signaler aujourd'hui l'apparition sur la bibliosphère de la promotion de bibiothécaires d'état de l'enssib.


Attention, ce n'est pas un blog mais un site, dans un besoin apparemment de plus grande cohésion entre la réflexion menée et les commentaires.

Bonne visite!

http://languedebib.free.fr/

jeudi, mai 10 2007

Services à distance et territoire

A l'heure où certaines bibliothèques françaises développent des services à distance pour leurs usagers, doit-on repenser les territoires auxquels elles s'adressent?


Si Internet "casse" les territoires habituels et permet à nos établissements de conquérir de nouveaux publics, ces établissements ne risquent-ils pas de se retrouver en situation de concurrence?

En terme d'aménagement du territoire et d'organisation du service public, il y a ainsi des situations un peu floues qui se créent (comment un usager domicilié à Bourges peut-il savoir s'il vaut mieux poser sa question au Guichet du Savoir de la BM de Lyon, au Sindbad de la BnF, ou au réseau BiblioSés@me piloté par la Bpi?) ou même des absurdités (les bibliothécaires du GdS qui vont ramer pour trouver l'origine d'une citation, alors que ceux de la Bpi la retrouvent en deux minutes grâce à la base Frantext).

On peut penser que ces différents services de question-réponse, même s'ils sont issus d'initiatives diverses, ont fini par trouver une sorte de complémentarité pour atténuer cette concurrence indigne d'un service public. Et il est vrai qu'en creusant un peu, on s'aperçoit que le Sindbad de la BnF est particulièrement orienté vers les chercheurs dans une logique d'information sur les collections elles-mêmes de la BnF. La Bpi quant à elle trouve un public de professionnels d'entreprise tandis que le Guichet du Savoir s'adresse surtout au grand public (excepté une spécialisation sur quelques thèmes avec le Lyon Reference Service).

Ainsi les territoires sont-ils peu à peu remplacés (et peut-être est-ce l'image de la future bibliothèque virtuelle) par des communautés de publics se retrouvant autour de thèmes et d'usages.

Mais cette complémentarité reste floue et imparfaite. On peut souligner que le système actuel, reposant donc sur des initiatives d'établissement (même le réseau BiblioSés@me de la Bpi s'appuie sur le volontariat des bibliothèques participantes), laisse une certaine souplesse, notamment quant aux outils (QuestionPoint ou forum?). On peut regretter cependant une absence flagrante de coopération entre ces différents services de renseignement à distance, qui sont plutôt vus par les établissements comme une "vitrine" virtuelle (regardez comme notre bibliothèque est "in") et non pas questionnés du point de vue de l'usager.


mercredi, avril 25 2007

L'avenir des bibliothèques

Voici enfin, disponible sur le blog, le film réalisé par les dcb16 (merci à Joël surtout!) à l'occasion de la journée d'étude sur "L'avenir des bibliothèques" le 4 avril dernier.


De futurs conservateurs de bibliothèque donnent leur avis sur le devenir de cette institution...

Pour ceux qu'un outil comme Flash agace, le film encodé en format Xvid est téléchargeable ici (clic droit "enregistrer la cible du lien sous") pour la première partie et pour la seconde. Vous pourrez le lire avec un lecteur comme VLC ou MPlayer.


Les autres pourront le lire ici en Flash (4 parties - pour lire la partie suivante, cliquez sur la flèche ">|" en bas à gauche du lecteur).

Et si vous avez encore des problèmes de lecture, vous pouvez essayer de lire la vidéo directement sur Dailymotion

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mardi, avril 10 2007

Jeux vidéos et bibliothèques : un nouveau blog

Salut à tous !

Je vous signale juste la création assez récente d'un blog de bibliothécaire intitulé "Jeu vidéo et bibliothèques". Il n'est pas nécessaire d'être un gamer inconditionnel pour apprécier et être intéressé. Allez-y, en ce qui me concerne je trouve ce blog lumineux et innovant (en plus, la maîtrise technique y est bluffante) !

Bonnes vacances à tous.

jeudi, avril 5 2007

Un sucre à croquer

Je viens de découvrir un site exceptionnel, délirant et génial : www.mysacha.com. Je vous recommande tout spécialement le film "Daphné et Sacha". Il commence, en outre, à connaitre un publicité importante  dans la blogosphère internationale, et je ne peux m'empêcher de vous faire partager cette découverte, qui vaut le détour. Et si j'ai bien conceptualisé le discours de nos éminents philosophes-bibliothécaires qui sont intervenus aujourd'hui, je crois que tout bon bibliothécaire se doit d'être aux aguets et savoir à l'avance se qui se passera, ce dont tous parleront sur la toile. Or, voilà le prochain phénomène mondial : SACHA.

mardi, avril 3 2007

Les liens du jour (5) : prospectives et perspectives du codex

Après le logiciel libre, le livre libre arrive sur Framabook et In Libro Veritas. Comme par hasard, les deux livres parus pour l'instant ont pour sujet... l'informatique libre.

Mais l'expérience est intéressante : le livre libre a-t-il un avenir commercial? Cela peut sembler paradoxal, mais parfois les paradoxes se vérifient...

Et puisqu'aujourd'hui, dans le cadre de sa journée d'étude "Avenir des bibliothèques", la promotion dcb16 risque de s'interroger sur l'avenir du livre : quelques prospectives sur le livre dans l'encyclopédie du futur Anticipédia et, plus sérieusement, le très bon article du blog Bruit et chuchotements sur la lecture.

mercredi, mars 28 2007

Les liens du jour (4)

Quelques incontournables se sont rajoutés à la liste des liens (voir colonne de gauche) :


- le site de la SDBIS ="Sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique ;

- le site de l'ADDNB ="Association pour le développement des documents numériques" ;

- Bibliofrance : je le vois comme une sorte d'avatar web de la liste de diffusion Biblio-fr. Plus pratique, donc : au lieu de recevoir 30 mails par jour, vous ne consultez que les informations qui vous intéressent vraiment.

- le site de l'ABES ="Agence bibliographique de l'enseignement supérieur"

Je vous invite à les consulter... N'hésitez pas à nous signaler (en commentaire ou utilisant le formulaire "contact" en bas à gauche de la page) si d'autres sites importants nous ont échappé.



Dernière minute!

- IMPORTANT : un sondage est en cours sur le blog de PK, pour mesurer la lecture et l'impact des biblioblogs. Courez- y répondre! C'est par ici : hopeulààà.

- et puis une interrogation : quand nous aurons tous Windows installé dans le cerveau... que deviendrons-nous? Je crois que le dernier strip BD de Maliki a la réponse.


Edition Electronique

Vendredi 16 mars était rediffusée sur France Culture l'émission du grain à moudre de Julie Clarini et Brice Couturier sur l'édition électronique (première diffusion, novembre 2006)

C'est encore podcastable pour quelques jours sur le site de la radio.

Dans la série "avenir des bibliothèques..."

Préfiguration de notre très attendue journée du 3 avril prochain, je vous signale (pub, pub, pub, quand tu nous tiens), le colloque que la BPI organise le 14 mai autour des "nouveaux outils de la connaissance et partage des savoirs", comprenez les NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives), et leurs implications attendues (redoutées ?) dans nos rapports aux savoirs et à la connaissance. Si vous voulez imaginer ce qui nous arrivera lorsque nous serons tous porteurs de puces microscopiques dissimulées sous la peau... Bon, d'accord, c'est un lundi, nous serons en UE "services", mais justement : quelle belle application ! Pour les technophiles friands de tout cela, plus d'infos dans le dernier bulletin de la BPI.

mardi, mars 27 2007

Des amateurs de photographies contemporaines parmi vous?

Si oui, je vous propose une visite mardi prochain de 18h à 19h à la Galerie le Réverbère où nous serons accueillis par Catherine Dérioz, galeriste et Jacques Damez, photographe, fondateurs de la galerie il ya 20 ans.
3 bonnes raisons d'y aller :
- c'est une galerie qui compte dans le paysage photographique national
- la présente exposition "Une collection à deux: extraits de la collection de Catherine Dérioz et Jacques Damez" permet de découvrir la riche palette des photographes que la galerie expose : William Klein, Denis Roche mais aussi Pierre Canaguier, Beatrix von Conta, et bien d'autres.
- c'est sur les pentes de la Croix-Rousse !
Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur leur site et dans le hall de l'Enssib mardi 3 avril après la table ronde à 17h ! (merci de m'envoyer un petit mail si vous êtes intéressés!)
Cécile

Galerie Le Réverbère
38 rue Burdeau 69001 Lyon
www.galerielereverbere.com

Psectacles (de Zirque)

Puisque la lyonnoise n°1 de la promo s'est chargée de nous créer ce luxueux outil qui nous plonge dans la pointe de la modernité, en tant que lyonnoise n°2 je prends le prétexte de remplir cette joyeuse catégorie pour propager mes marottes, dans un ordre désordonné et non chronologique.

Ceux qui sont allé grâce à leur bel abonnement TNP voir Peut-être au théâtre de Vénissieux la semaine dernière ont également pu oïr (comme l'ouïe de l'oie de Louis), entre une invitation à éteindre son telefonino et le début du spectacle, l'annonce du programme de jeudi prochain: 7 clowns sur un fil, par la compagnie des Nouveaux Nez. Je ne sais pas du tout à quoi ressemble le spectacle, mais dans tout ce que j'ai pu lire, la compagnie fait généralement l'unanimité.

Encore du cirque? Bon, d'accord: les élèves de la formation professionnelle de l'école de cirque de Lyon présentent leurs Travaux en cours samedi et dimanche prochain. Les élèves, qui préparent généralement les concours des écoles nationales de cirque, présentent les numéros sur lesquels ils travaillent depuis quelques temps, dans différentes disciplines. En résumé, un spectacle de futurs professionnels, avec souvent de jolies trouvailles (à mon goût en tout cas).

Pour ceux qui se demandent quoi faire de leurs soirées de mardi et mercredi soir, un conseil de bon voisinage: l'association des jongleurs de l'INSA joue ces deux soirs Histoire sans faim: de la jonglerie sous toute ses formes, du diabolo aux massues en passant par les balles, balais et cerceaux, avec une mise en scène très variée.

Dans les mêmes catégories "élèves" et "spectacles pas cher", l'ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Technique du Théâtre) est un endroit formidable: non seulement elle offre à ses élèves une adresse sur le bureau virtuel Rhône Alpes, mais en plus elle leur donne la possibilité de présenter des spectacles. Pour le public, ça revient généralement au même prix que les deux propositions précédentes (à peu près 3 euros), et c'est l'occasion, là encore, de voir jouer des acteurs à la fin de leur formation.

Maintenant que toute méfiance est endormie, je termine par un message ouvertement publicitaire. Ca n'a rien à voir avec du cirque, mais le choeur de l'ENS chante le 13 et 15 mai prochain les Quatre pièces sacrées de Verdi à l'église de l'annonciation de Vaise. Et en prime, les auditeurs gagnent des extraits de Harold en Italie de Berlioz. Mais pas d'inquiétude, il y aura bientôt une affiche dans le foyer...

mercredi, mars 21 2007

Le moteur de recherche tel que vous l'avez toujours rêvé !

Salut vous tous,

Au cas où vous ne connaîtriez pas, allez dire bonjour à Miss Dewey (http://www.msdewey.com), c'est un moteur de recherche disons... un peu particulier. J'y vais de temps en temps et c'est souvent surprenant, rigolo même ! Essayez toutes les recherches saugrenues qui vous passent par la tête (de préférence en anglais pour que ça marche) pour voir les réactions de la miss. Moi je dis : foin des Google froids et bêtement fonctionnels, foin des Exalead qui se disent innovants, l'avenir du moteur de recherche est là, et en plus il porte un nom bibliothéconomique (violons)

Il faudrait peut-être un Mr Dewey pour que tout le monde soit intéressé... Mais bon avec un nom pareil, je ne me fais pas trop de soucis pour son succès auprès de tous les DCB 15 et 16 :-)
Ah oui, j'oubliais, pour la petite anecdote "Ms Dewey" doit avoir un double sens puisque c'est Microsoft le concepteur...

A bientôt pour de nouvelles aventures !
Dewesquement votre,

mardi, mars 20 2007

Les bibliothécaires et les blogs

Quand une bibliothécaire américaine fait à deux promotions dcb de l'Enssib une intervention sur les outils du web 2.0 et leur possible utilisation dans les bibliothèques, et qu'à sa question: "Bien sûr, vous avez tous un blog. Qui a un blog?", seuls trois ou quatre cons' en maraude lèvent la main*, il y a, outre le grand moment de solitude que j'ai vécu, une inquiète interrogation qui me taraude.


Il était évident, dans la présentation de Miss Heather Moulaison, de la New Jersey College Library, que c'était l'intérêt d'abord personnel des bibliothécaires américains pour les blogs, fils RSS, espaces MySpace et autres Facebook qui les avait menés vers une maîtrise, puis une utilisation professionnelle de ces outils.


Or, la petite étude statistique menée ce matin à main levée dans l'amphi révèle, non pas une méconnaissance par les bibliothécaires français des facettes du web 2.0, mais bien un manque d'intérêt. Je me pose donc deux questions :

- pourquoi ce désintérêt, même au niveau personnel, au niveau des loisirs?
- cela ne risque-t-il pas de creuser notre retard en matière de nouvelles technologies, et de nous faire manquer le coche de la révolution en marche?

Une petite citation que je trouve adaptée, de Laurent Bloch in Systèmes d'informations, obstacles et succès:


«Une autre conclusion de nos observations relatives au rôle et à la place du système d'information, c'est que tout responsable d'entreprise devrait posséder un minimum de compétence en système d'information, et partant en informatique. Dans beaucoup de pays cela va de soi, mais pas dans le nôtre semble-t-il. Il existe bien en France une «fracture numérique», mais elle n'est pas forcément où on le croit, ses victimes (qui en sont aussi les coupables) sont à chercher au sommet de la hierarchie sociale, au sein des élites économique, culturelle, et sociale, où l'on pense que toucher un clavier d'ordinateur, acte technique et partant subalterne, serait déroger à son rang.»



*avec les pages MySpace et Facebook, on améliorait un peu le score.

jeudi, mars 15 2007

Hommage à Pierre-Yves Duchemin

Juste un moment de recueillement pour honorer la mémoire de Pierre-Yves Duchemin, qui vient de nous quitter. Depuis peu à l’Enssib, nous, dcb 16, avons peu eu l’occasion de le côtoyer. Mais son intervention en amphi sur les ressources documentaires lyonnaises, sa disponibilité à la bibliothèque, sa gentillesse laissaient augurer d’un homme sympathique, pédagogue et passionné par les enjeux technologiques. Il déclamait les OAI, DTD ou XML avec la malice du poète. Je vous invite à lire l'hommage d'une collègue dcb13 : ce sont souvent les meilleurs qui s’en vont .

mercredi, mars 14 2007

Nanar un jour, nanar toujours

Ma première incursion dans le blog de la promo est placé sous le signe de la franche rigolade, lorgnant du côté de la culture franchement illégitime : j'ai nommé le nanar. Qu'est-ce qu'un nanar ? C'est une chose trop oubliée. selon Wikipédia, ce terme désigne "un film tellement mal réalisé et ridicule qu'il en devient involontairement amusant et comique. Normalement, le terme nanar diffère du navet par son aptitude à divertir" (article complet sur Wikipédia).

Si donc vous voulez (re)découvrir tout un pan de la culture illégitime, allez faire un tour sur Nanarland. Outre de nombreuses crises de fous rires, on y trouve une véritable mine de renseignements sur les représentants les plus flamboyants de ce genre de films (une sorte de IMDB spécialisé dans le nanar, en somme). Ce qui est troublant sur ce site est qu'une forme de cinéphilie finalement exigeante y voit jour, et on y trouve une évaluation des nanars chroniqués nous permettant de savoir quels sont les "meilleurs" - car il y a parfois du divin dans le mauvais, c'est tout le postulat de Nanarland -. Dès lors se pose une question (vous me voyez venir avec mes gros sabots) : ces films, assez souvent rares voire introuvables, ne bénéficient pas d'une véritable reconnaissance et ne sont à la limite conservés que dans le cadre du dépôt légal (encore qu'au paradis du nanar, les Philippines, je ne sais pas de quoi il en retourne...). À quand une bibliothèque du film spécialisée dans le nanar, pour sauvegarder ces joyaux du rire involontaire ?

Je ne résiste pas au plaisir de vous donner pour finir un lien vers Turkish Star Wars (un des plus grands nanars de tous les temps dont la suite - apparemment un vulgaire navet - vient de sortir). La musique que vous allez sans doute reconnaître a été diffusée dans le film sans acquisition des droits (...), ce qui fait que ce film a été retiré très vite de la circulation et est interdit de diffusion chez nous. Voilà un moyen de rigoler en travaillant sur le droit d'auteur (bon, je sais, je suis d'une mauvaise foi totale) ! Cf. la vidéo (mention spéciale pour les sauts de trampoline hors cadre). À cela s'ajoute le problème des stock shots, c'est-à-dire des plans repompés. Dans le cas de Turkish Star Wars, ils ont osé réutiliser des plans de la Guerre des Etoiles... Toujours sans les droits. Chapeau les artistes ! (Chroniques du film disponibles ici).

(Pour lever un malentendu possible, je tiens quand même à préciser, puisqu'il s'agit d'une publication et qu'il faut donc prendre ses responsabilités, que je ne cautionne pas forcément TOUS les films chroniqués dans Nanarland).

A très bientôt pour de nouvelles aventures au pays du film raté et des acteurs flamboyants (si du moins vous en redemandez, en tous cas j'en ai plein ma besace) !

Nanardement vôtre,

Chuck.

lundi, mars 12 2007

Discussion autour d'un poulet tandoori

Bonjour,



j'inaugure aujourd'hui ma participation à un blog, et quel blog, le notre.

La discussion dont je vais rendre compte a eu lieu il y aura bientôt une semaine, entre quelques uns d'entre nous. Néanmoins, au vu de l'ardeur des échanges qu'elle suscita, elle me semble pouvoir intéresser, voyons loin, la profession dans son ensemble, surtout si elle engage un débat suivi dans cet espace de dialogue et de réflexion.

Fraichement arrivé à l'ENSSIB, encore ignorant du monde des bibliothèques il y a deux mois de ça, je faisais part à mes camarades du choc culturel, de l'acculturation dont j'étais l'agent, acculturation globale, illustrée en l'occurrence par un point précis.

En plus de nous introduire dans le monde des bibliothèques, de nous initier à la science et à la profession de bibliothécaire, je constatais que l'Ecole nous délivrait tout un discours idéologique, un appareillage à la fois rhétorique et intellectuel, dont l'une des caractéristiques essentielles est le PROSÉLYTISME. J'explique : l'institution nous exhorte à relayer le discours suivant, si possible en y adhérant essentiellement : le monde a besoin de bibliothèques et de bibliothécaires, des bibliothèques partout, des bibliothécaires tout le temps ; non seulement qu'on vienne les border, mais qu'en plus leur chambre trouve sa place dans le classement DEWEY. L'objectif est : 100% de fréquentation et d'inscription de la population française dans les bibliothèques.

Cette caractéristique me gênait d'autant plus que, personnellement, j'avais depuis toujours soigneusement évité tous les discours prosélytes, de nature religieuse, politique ou autre. D'où, un certain nombre de questions soulevées : le prosélytisme est-il consubstantiel à notre profession de bibliothécaire ? Est-ce lié aux deux domaines dans lesquels nous évoluons : la culture et l'éducation, et dont les objets (objets culturels, objets pédagogiques) sont par nature destinés à recevoir un traitement apostolique ?

A ces questions s'ajoutent des interrogations un peu plus générales : quelle est la Bonne Nouvelle dont nous serions les apôtres ? Quel est le fondement, le bien fondé, de notre idéologie bibliothécariste ? Pouvons nous amender les hommes, et sauver le monde ? ...

Sur ces bonnes paroles, j'attends de vos nouvelles.

vendredi, mars 9 2007

Netvibes

Netvibes est un site internet qui propose de gérer les fils RSS, de façon trés simple. Dès votre inscription sur le site, Netvibes vous propose par défaut quelques sites, journaux ou blog. Libre à vous d'en supprimer, d'en rajouter, les procédures sont vraiment simples.

Voici le lien :

http://www.netvibes.com

A bientôt

Joël

mardi, mars 6 2007

Petit glossaire du conservateur grand débutant

désherbage : action d'enlever des rayons et de la collection tout livre déclaré "has-been" et donc, en tant que tel, encombrant et inutile. Les livres sont alors revendus à bas prix à la population ou donnés à des associations.


rétroconversion ou conversion rétroactive : opération qui consiste à recataloguer numériquement les livres encore enregistrés sous forme de fiches cartonnées. On peut imaginer que c'est chose faite, à présent, mais beaucoup de bibliothèques en sont encore là...


veille : attitude du bibliothécaire qui se tient au courant de l'actualité de la profession. Frénétique et épuisant. Les meilleurs alliés du "veilleur" étant un bon lecteur de fils rss et un blog pour communiquer au monde ses dernières découvertes.

Manue témoigne dans la revue BiblioAcid, octobre 2005 :

"C’est une sorte de cercle vicieux : parce que je fais de la veille, j’ai besoin d’un blog, puis parce que j’ai un blog, je fais de la veille. De fait, je fais beaucoup plus de veille depuis que j’ai un blog, en partie à cause d’un certain sentiment de responsabilité. Ma propre attente à l’égard des blogs que je lis consiste à espérer qu’ils ne laisseront pas passer un certain type d’information dont ils ont la spécialité. Donc assez rapidement j’ai projeté cela sur ma propre pratique en me disant que peut-être, quelque part, quelqu’un comptait sur moi pour faire ma veille correctement ! Par ailleurs, l’immersion dans le monde des blogs est naturellement génératrice de veille, grâce à cette formidable technologie qu’est le RSS."

Si par ailleurs quelqu'un pouvait m'expliquer la différence entre fonds et collection...

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